Le 28 avril 2026, les membres de l’association Montferrier Ensemble se sont réunis en Assemblée Générale Extraordinaire et ont voté à l’unanimité la dissolution de l’association. L’association avait été constituée lors de l’AG du 29 octobre 2020, après une réunion d’information de ses membres le 8 juillet 2020, juste après le premier conseil municipal de la mandature 2000-2026 qui s’était tenu le 5 juillet.
C’est donc notre dernier article. C’est aussi la fin d’une association qui aura duré et tenu l’espace d’une mandature soit 6 années. Être dans l’opposition municipale, se faire entendre, avec 2 conseillers municipaux sur 27, tient dans notre démocratie française quasiment de l’exploit. Paradoxal, non !!! Nous n’en sommes guère encore dans le compromis mais toujours dans des oppositions bien tranchées voire sectaires où chacun pense détenir la vérité et affirmer son pouvoir. Notre site, les conseils municipaux, les commissions et les groupes de travail ont été les rares moments où nous avons pu nous exprimer, ou essayer de le faire, de vous livrer notre façon de voir et surtout de vous tenir au courant des informations locales. Nos deux conseillers municipaux peuvent être félicités pour le travail accompli, leur persévérance tenace, leur ouverture et leur écoute. Ils ont représenté jusqu’au bout les objectifs de notre association à savoir défendre les intérêts des Montferriérains et l’image de Montferrier sur Lez, d’informer sur les débats, les dossiers en cours et sur les décisions prises en conseil municipal et en commission, notamment.
Nous aimerions néanmoins développer quelques points pour terminer.
D’une part, la Métropole, dans laquelle la commune de Montferrier/Lez s’inscrit, n’est pas une instance démocratique comme les autres, en témoigne l’augmentation surprise de la taxe foncière. Votée le 28 avril 2026, le conseil de Métropole de Montpellier a adopté une augmentation spectaculaire de la part intercommunale de la taxe foncière sur le foncier bâti qui passe de 0,16 % à 5,8 %, une multiplication par 36, une hausse estimée à + 3500 % !!! Cette décision concerne non seulement Montpellier, mais également les 31 communes de la métropole. Pour de nombreux propriétaires, la facture fiscale va fortement augmenter dès les avis d’imposition d’octobre 2026. Et cette hausse ne vient pas seule. Elle s’ajoute également à la revalorisation nationale automatique des bases cadastrales de + 0,8 % pour 2026 et à une possible hausse de la taxe Gemapi. Certes, l’ancien taux était exceptionnellement bas, et une comparaison avec d’autres grandes villes (Toulouse 13%) montre que la Métropole réajuste mais cela est particulièrement brutal et n’avait été aucunement annoncé préalablement… et c’est là que le bât blesse. Notre maire, conseiller métropolitain, est intervenu pour expliquer son abstention. Le conseil métropolitain est composé aujourd’hui de 102 membres (au moins 1 par commune, ce qui est notre cas) qui ne sont pas élus directement mais désignés lors de l’élection municipale : pour Montferrier, c’est la liste qui arrive en tête qui désigne son conseiller métropolitain. Mais, alors que la Métropole étend ses compétences, ce qui influence directement le quotidien des habitants, tout se joue le jour des élections municipales !!! Et lors de ces élections, les promesses de chaque candidat ont porté sur leur commune seulement, et non sur la Métropole puisque la commune n’en a pas le pouvoir. Paradoxal donc : une équipe municipale est élue sur un territoire communal où la majorité des compétences échoit à l’intercommunalité – ici la Métropole – dont les membres sont désignés par un système de fléchage et où la campagne électorale porte sur la commune et non sur la métropole. Le conseil métropolitain, comme le conseil municipal, devrait être une instance élue par tous les administrés métropolitains en menant une campagne électorale sur l’intercommunalité. Ce défaut majeur m’invite donc à dire que la Métropole n’est pas une instance démocratique comme les autres. Elle ne l’est d’ailleurs pas également pour ce qui concerne le cumul des mandats. En effet, selon le code électoral, si les élus locaux ne peuvent être titulaires de plus de deux mandats, le mandat de conseiller communautaire n’est pas inclus dans ces mandats.
L’intercommunalité (dont la Métropole est un échelon, instauré au 1er janvier 2015) avait ajouté un étage à ce que certains appellent le « millefeuille territorial » avec l’obligation pour les communes isolées d’adhérer à un EPCI – Établissement Public de Coopération Intercommunale – avant le 1er janvier 2014. La Métropole de Montpellier, dont la cohérence territoriale est fort discutable (en atteste l’absence des communes de St Clément de Rivière au nord et Mauguio-Carnon au sud, notamment) donne à Montpellier, commune centre, de loin la plus peuplée (Montpellier Méditerranée Métropole : 516 657 habitants – Commune de Montpellier : 307 101 habitants – en 2022, soit 60 %) une main mise suprême sur les autres communes, ainsi quasi vassalisées.
Cela dit, notre article précédent « Montferrier est-elle sous la coupe de la Métropole » tient toujours.
https://montferrierensemble.fr/montferrier-est-elle-sous-la-coupe-de-la-metropole/
D’autre part, notre commune se divise et s’assoupit, se meurt presque, tenue en vie par une équipe municipale qui fait ce qu’elle peut… Un conseiller municipal est le lien principal entre la municipalité et les associations. Les associations sont nombreuses et dynamiques sur notre commune. Certaines, comme l’ACL et Aqueduc regroupent de nombreuses activités. D’autres, plus centrées sur une activité (foot, tennis, pétanque, musique, danse…) n’en sont pas moins des vecteurs d’animation importants. Cependant cette multiplicité d’activités au sein d’une multiplicité d’associations, avec de nombreux adhérents extérieurs à la commune, n’est pas source de cohésion pour notre territoire et surtout pour ses habitant-e-s. Cet éclatement et cette dispersion, qui présentent toutefois des atouts considérables (large choix, animations, etc.) présente une faiblesse de fond à savoir qu’il manque une instance communale pour fédérer et animer tout ce foisonnement. Un comité des fêtes (avec le soutien du conseil municipal) qui regrouperait au minimum une cinquantaine de bénévoles avec un bureau restreint (moins de 10 personnes dont le conseiller municipal en charge des associations) devrait pouvoir redonner vie à la commune et l’animer de manière plus forte et programmée sans sectarisme.
Enfin, nous souhaitons une bonne mandature à l’équipe municipale en place. Soutenons notre maire et son équipe majoritaire, mais également nos oppositions afin qu’elles puissent ENSEMBLE réaliser le meilleur pour ses administrés, nos paysages, notre environnement, une vie agréable et partagée.
Au revoir
L’équipe Montferrier Ensemble
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